À la fin de leur séjour, les artistes proposent des répétitions ouvertes pour le public.

CONTACT
Irene Román 
Assistante de direction et coordination de la programmation
i.roman@mascene.eu

S’attardant sur le rapport à la nature et la construction de soi, Cristaux propose un voyage dans le monde imaginaire de Nosfell, artiste aux multiples facettes. Il s’est fait une place singulière dans le paysage musical français avec son univers fantaisiste et l’extensibilité de sa voix. Avec son langage rempli d’inventions, Nosfell compose une mise en scène pleine de poésie destinée aux plus jeunes. Nosfell est un auteur-compositeur-interprète et performer français, né à Saint-Ouen-sur-Seine en 1977. Issu d’un couple mixte, il traverse l’enfance complexe des familles qui côtoient crises identitaires et violences conjugales. Il travaille sa voix sans relâche, avec le désir d’être capable d’interpréter tous les personnages qui peuplent son imaginaire. Quand il ne chante pas, il écrit, trace et dessine de manière compulsive une langue imaginaire, sorte de souvenir de son père qui le réveillait la nuit afin de l’interroger sur ses rêves et le calendrier de sa mère. Nosfell est repéré en 2003 par Patricia Bonnetaud du label Yelen, et le guitariste Serge Teyssot-Gay, qui le soutiennent. Les albums et les tournées s’enchaînent rapidement. Il y collabore avec l’illustrateur Ludovic Debeurme, l’Orchestre National d’Ile-de-France et le danseur Jean-Baptiste André.
6 > 18 sept. 2021, Bains Douches / Sortie de résidence : mar 14 sept. à 19h
Sam 26 mars à 11h aux Bains Douches

À partir d’un vocabulaire chorégraphique volontairement restreint et économe, Ayelen Parolin lance trois interprètes dans un étonnant jeu de rythme et de construction, à la fois répétitif et toujours mouvant, sans cesse redistribué, restructuré, ré-envisagé. L’inachevé et le recommencement en seraient les règles de base. Un jeu-labyrinthe et un jeu musical… sans musique. Chorégraphe et danseuse, Ayelen Parolin vit et travaille à Bruxelles. Née en Argentine, elle arrive en Europe en 2000 et suit la formation exerce à Montpellier. Débute ensuite une carrière d’interprète qui l’amène à collaborer avec Mathilde Monnier, Jean-Francois Peyret, la compagnie Mossoux-Bonté, Alexandra Bachzetsis, Mauro Paccagnella et Louise Vanneste. Régulièrement invitée à collaborer avec des compagnies nationales, elle crée des pièces pour la KNCDC – Compagnie nationale coréenne de danse contemporaine (2016), le Ballet national de Marseille (2017) et Carte Blanche – Compagnie nationale norvégienne de danse contemporaine (2019).
27 sept. > 2 oct. 2021, Scène numérique / Sortie de résidence : ven 1er oct. à 19h

Déjà accueillie par MA scène nationale pour son duo créé avec Ido Batash (SONICO / The Heart is the Muscle we Like to Work Out), Lisi Estaras choisit la forme du solo pour fêter son 50e anniversaire. Une danseuse de 50 ans, pendant 50 minutes, en 50 chapitres… Lisi Estaras commence à danser à Cordoba (Argentine). Elle essaie d’abord de combiner ses études de travail social avec une formation de danse professionnelle avant de finalement choisir la danse. Grâce à une bourse d’études, elle quitte son pays à 19 ans pour la Rubin Academy of Music and Dance de Jérusalem. Peu après, elle rejoint le Batsheva Ensemble à Tel Aviv. Après cinq années en Israël, elle rejoint l’Europe où elle commence sa carrière auprès des Ballets C de la B en 1997. Elle crée sa propre œuvre au fil des ans, seule et en collaboration avec d’autres artistes : La Esclava avec la chorégraphe Ayelen Parolin (2015), Monkey Mind Feest (2017), Hillbrowfication (2018), The Jewish Connection Project avec Ido Batash (2019). Lisi Estaras donne des masterclasses et des workshops en Belgique et ailleurs, dans le cadre de projets pédagogiques des Ballets C de la B.
19 > 27 oct. 2021, Scène numérique / Sortie de résidence : mer 27 oct. à 19h
Mar 29 mars à 20h aux Bains Douches

Dans les temps futurs, les espèces que nous connaissons se seront éteintes. Une assemblée d’archéologues, zoologues, botanistes, théologiens, ingénieurs et poètes établit une base de données tridimensionnelles pour tenter de les faire revivre. Mais que faire face à cette extinction irrémédiable sinon chanter leur mémoire ? Ils convoquent une tribu pour une cérémonie « chamanique » teintée d’une nouvelle spiritualité, autour de personnages fantasmagoriques. Marcia Barcellos est née à Sao Paulo. Elle y prend ses premiers cours de danse. À 17 ans, elle vient passer des auditions en France. Alwin Nikolaïs la retient pour participer à un stage puis elle intègre le Centre National de Danse Contemporaine d’Angers en 1978. Elle danse les créations d’Alwin Nikolaïs et de Quentin Rouillier, avant de fonder en 1981, le collectif Lolita. En 1986, elle rejoint le groupe Tuxedomoon pour la tournée de Holywars en Europe. Issu des musiques expérimentales nord-européennes, Karl Biscuit est un artiste du label Crammed Discs. Proche du mouvement de la jeune danse française, il signe des musiques pour Philippe Decouflé, Dominique Boivin… et se forme à l’écriture chorégraphique avec Alwin Nikolaïs. Il fonde, avec Marcia Barcellos, Système Castafiore en 1989.
30 oct. > 12 nov. 2021, Scène numérique / Sortie de résidence : lun 8 nov. à 19h

Grace Ellen Barkey – née à Surabaya, en Indonésie – travaille sur une nouvelle installation performative. Obsédée par la nuit, tourmentée par l’insomnie et inspirée par le Wayang – théâtre d’ombres des îles de Java et de Bali – et ses ancêtres. Elle invite le public à partager une expérience méditative qui s’inscrit dans la continuité de l’œuvre visuelle construite ces dernières années. Needcompany est une maison d’artistes fondée en 1986 par Jan Lauwers et Grace Ellen Barkey. Depuis 2001, Maarten Seghers est aussi lié à Needcompany. Lauwers, Barkey et Seghers sont les piliers de cette maison où ils produisent l’intégralité de leurs œuvres artistiques : théâtre, danse, performances, art plastique, textes… Leurs créations montent sur les plus prestigieuses scènes du monde entier.
2 > 8 déc. 2021, Scène numérique / Sortie de résidence : mer 8 déc. à 19h

Elle et Lui ont acheté une maison. Ils viennent de l’acquérir, et ils arrivent. Au bord de la mer cette maison. Isolée, loin des autres, pour être tout seuls ensemble pour toujours. Juste Elle et Lui, attachés l’un à l’autre et le bruit des vagues. Cette maison doit accueillir leurs solitudes pour réaliser leur désir d’être à deux, d’être deux. Mais la maison est décatie. Quelques vitres brisées. Et à l’intérieur, les fantômes du passé qui rôdent. Portraits en noir et blanc accrochés au mur, meubles d’une époque passée... la poussière. Et, bien sûr, quelqu’un qui va venir. Après des études de littérature française et d’arts du spectacle à l’Université de Franche-Comté, Nicolas Laurent devient l’assistant à la mise en scène de Sylvain Maurice, alors directeur du CDN Besançon Franche-Comté. Chargé de cours à l’Université de Franche-Comté, il intervient également en milieu scolaire et dirige des stages amateurs. Il écrit et met en scène ses propres spectacles avec la Compagnie Vraiment Dramatique : Avez-vous mis de l’essence là-bas aussi ? , Pour une Herméneutique du tout, Sisyphe, Les Événements récents. En janvier 2016, il crée son premier spectacle jeune public, Camille, Max et le Big Bang Club de Marion Aubert sur une composition musicale d’Alban Darche, dans le cadre du Festival Odyssées en Yvelines.
13 > 18 déc. 2021 / Sortie de résidence : jeu 16 déc. à 19h

Dans la performance Lontano, qui a la roue Cyr pour objet totem, l’acrobate Marica Marinoni repousse les limites du corps, soulevant plusieurs questionnements : quelle est la place de notre corps aujourd’hui ? Pour quelle raison choisit-on d’engager notre corps ? Que veut un corps ? À travers le dialogue entre chair et roue, Marica produit un langage poignant et hypnotique. Rouler, risquer, échapper, tourner, se déconstruire à force de coups et de chutes : Lontano est un défi à la tempête de l’ivresse, une pulsion de vie et un hymne à la résistance. Juan Ignacio Tula est né en Argentine. Il est diplômé du Centre National des Arts du Cirque de Châlons en Champagne. Entre 2015 et 2019, l’artiste développe ses projets au sein de la compagnie MPTA-Mathurin Bolze qui a notamment accueilli ses deux premières créations avec Stefan Linsman, Somnium et Santa Madera, puis son solo, Instante. En 2019 il décide de fonder une compagnie indépendante à Lyon pour y développer sa recherche sur la roue Cyr et réfléchir à des modes de coopération entre l’Europe et l’Amérique du Sud pour promouvoir la pratique circassienne.
3 > 9 janv. 2022, Scène numérique / Sortie de résidence : ven 7 janv. à 19h

Le bugging résulte d’une énergie commune et vibratoire à toutes les danses urbaines. Elle est le reflet du dérèglement systémique en cours, par le corps. Entre tics exacerbés et dysfonctionnement corporels, elle s’affranchit de toute provenance et nait d’elle-même en réponse au monde qui nous entoure. La compagnie 1 des Si d’Étienne Rochefort, a commencé son épopée avec plusieurs pièces à destination du jeune public. Elle se construit avec le spectacle 2#DAMON en 2014, un projet qui met en scène un danseur et son clone. C’est ensuite par la création d’une pièce de groupe (WORMHOLE en 2017), que l’écriture du chorégraphe se précise, associant au registre contemporain des réminiscences de breakdance et de hip-hop. En 2018, VESTIGE, suite de petites formes, fait dialoguer danse et musique. En 2019, OIKOS LOGOS fouille les relations qu’entretiennent les êtres vivants, entre eux et avec l’environnement. Aujourd’hui, Étienne Rochefort est artiste associé à Pôle Sud, CDCN de Strasbourg, ce qui impulse de nombreux projets et un désir de travailler avec les arts numériques. Une suite logique pour ce passionné de cinéma qui s’en inspire dans ses créations.
14 > 24 fév. 2022, Scène numérique / Sortie de résidence : jeu 24 fév. à 19h