Chaque année, elles génèrent plusieurs dizaines de milliers de spectateurs dans l’Hexagone et au-delà de nos frontières.

CONTACT
Irene Román 
Assistante de direction et coordination de la programmation
i.roman@mascene.eu

Avec Le Monde à l’envers, Kaori Ito s’adresse pour la première fois au jeune public. Pour nourrir son travail de création, la chorégraphe est allée à la rencontre des enfants pour entendre leurs visions du monde. Dans leurs rêves de disparition et de transformation, elle a vu une formidable manière pour se jouer des peurs existentielles, liées entre autres à la mort et au vieillissement. Accompagnée de trois interprètes incarnant des super-héros tragiques, elle embarque les petits dans l’histoire d’une société qui marche sur la tête, et qui compte sur eux pour se réenchanter.
Mer 13 oct. à 10h aux Bains Douches

Artiste complice depuis la découverte de Pica Pica, sa première pièce pour les tout-petits, Eleonora Ribis poursuit ses recherches autour de la question fondamentale du fil tissé entre les générations. Conçue après une passionnante résidence en crèche à Étupes et interprétée avec Laurent Dupont, figure de la création jeune public, la pièce accueille dans un espace immersif un petit spectateur, ouvrant une part d’imprévisible à chaque représentation.
Mer 17 nov. à 10h30 et sam 20 nov. à 11h au Jules Verne

Au petit jour, le convoi de caravanes du cirque Natchav s’installe en ville. On entend le souffle de la grande voile du chapiteau qui se hisse, au son des coups de masse des baltringues. Mais brusquement, au nom de la sécurité, des policiers les somment de quitter la place centrale pour un terrain vague en périphérie. L’un des acrobates est arrêté et conduit en prison pour rébellion… Dans ce théâtre d’ombres, circassiens et prisonniers se mettent alors en tête de réaliser une évasion spectaculaire, pleine d’ingéniosité et de rebondissements.
Mer 15 déc. à 19h à la Scène numérique

Le chorégraphe Thomas Lebrun propose Mille et une danses pour célébrer les 20 ans de sa compagnie. Cette création coïncide avec une longue période de manque d’espaces, de rencontres charnelles, de connexions réelles et de proximité… Autant de composantes de nos vies qui font aussi “l’être” même des danseurs. Une telle invitation nous rappelle l’importance de pouvoir dialoguer physiquement, de transmettre par nos corps tout ce qu’ils réservent, bouillonnent et transpirent. L’importance de partager ce que nous ressentons, même murés, masqués et éloignés.
Mar 8 fév. à 20h au Théâtre

Dans une famille très pauvre, sept garçons (3 paires de jumeaux et le dernier, d’une taille minuscule mais à l’intelligence vive) subissent l’autorité et la bêtise crasse de leurs parents. Un soir, le plus jeune surprend une conversation terrifiante. Le lendemain, il convainc aussitôt ses frères de s’enfuir dans la nuit. Commence une fugue épique et rocambolesque vers l’océan, alors que la police se lance à leur poursuite et que leur disparition fait la une des journaux.
Sam 5 mars à 11h au Théâtre

Au Japon, les croyances veulent que les fantômes vivent parmi les mortels. Là-bas, une cabine téléphonique – qui s’appelle le « téléphone du vent » – offre même un moyen de parler à ses disparus. Comme dans un rituel pour l’au-delà, nourri par le théâtre nô, les interprètes dansent pour dire au revoir aux morts et pardonner aux vivants. Évoluant entre deux mondes, ils sont comme des esprits flottants qui volent partout pour tenter de compenser la perte. Attirés les uns par les autres, ils s’aimantent et se repoussent jusqu’à constituer un ensemble d’humanité qui, entre force et vulnérabilité, continue à vivre irrésistiblement.
Mar 8 mars à 20h au Théâtre

Acrobate hors pair, Yoann Bourgeois a conquis le cœur du grand public en virevoltant au-dessus de ses escaliers. Nous l’avons ensuite connu en jongleur stupéfiant faisant danser ses balles autour de lui. Aujourd’hui, il revient armé de nouveaux talents : il a conçu des dispositifs inédits, secrètement préparés dans ses ateliers grenoblois. Yoann Bourgeois présentera l’étendue de ses facultés dans d’époustouflants numéros issus de la grande tradition de voltige aérienne où la grâce côtoie l’éternel, mais pas que.

Seul survivant d’un naufrage, il est assailli par des êtres minuscules qui le font prisonnier et le présentent à L’Empereur et à sa femme, l’Impératrice Cachaça. Géant pacifique, Gulliver observe l’agitation des hommes et la versatilité des puissants, leur goût du pouvoir et de la guerre... Christian Hecq et Valérie Lesort s’emparent de la satire sociale et politique de Jonathan Swift pour en faire un hymne à la différence. Entre manipulation d’objets, trouvailles visuelles et effets spéciaux bricolés, l’univers des deux complices se déploie à merveille dans ce conte foisonnant qui en exalte l’ironie piquante et jubilatoire.
Ven 18 mars à 20h au Théâtre

Pour brouiller notre perception des formes, deux danseurs jouent de leurs différences physiques. Enchaînant d’invraisemblables combinaisons corporelles – à qui appartient ce bras ? Cette jambe ? –, ce duo masculin invite à repenser notre regard sur le pas de deux, une figure fortement déterminée par le genre des interprètes. Puisqu’il est possible de se sentir intensément seul tout en bougeant ensemble, la pièce prend aussi des airs de solo… à deux ! Et si, dans Through the Grapevine, Alexander Vantournhout ne nous parlait pas que de danse ?
Ven 25 mars à 20h au Théâtre

Quoi de plus universel que de devenir parent ? Pourtant, quand l’enfant paraît, chacun se débrouille comme il le peut. En équilibre entre vision poétique et clownesque, l’acrobate a nourri sa gestuelle de son expérience de père en prise avec la poussette pliable, les couches, le lit parapluie, les biberons, le LEGO qui traîne au sol, sans oublier le temps qui file et les nuits chamboulées... Autant d’éléments que Loïc Faure tente de maîtriser entre manipulation dansée, jonglage et porté acrobatique. D’ailleurs, il paraît que tout parent qui s’initie au maniement d’une poussette éprouve ce sentiment de vide qui saisit l’acrobate devant un nouvel agrès de cirque.
Ven 8 avr. à 20h aux Bains Douches

Ce spectacle est votre combat. Le combat de femmes fortes, courageuses et surtout résilientes. Une histoire émouvante qui explore les limites de l’équilibre avec le mouvement. Elles sont quatre dans un espace vide. Vide, mais miné par d’invisibles frontières, des haines et des préjugés irrationnels. Elles ont dû quitter leur terre d’origine et, désormais, leur pays d’arrivée les rejette.

Ils jouent ensemble, se cherchent, se défient, se challengent, se moquent de l’autre et d’eux-mêmes. Ils ont gardé quelque chose de l’enfance, une capacité d’émerveillement. Dani et Matias ne se prennent pas au sérieux, ils avancent sans se soucier du regard des autres. Libérés des contraintes de leurs arts respectifs, leurs univers fusionnent. Le mouvement génère les notes et la musique génère le mouvement. Le duo casse les codes du flamenco et de l’acrodanse. C'est volontairement un spectacle hybride qui nous permet de mieux entendre l’un et de mieux voir danser l’autre.

TRUCKSTOP



Au sud des Pays-Bas, au bord d’une route nationale, dans un relais routier à l’abandon. Une mère, Ada, élève seule sa fille Katalijne. Celle-ci aura bientôt 18 ans. Un jour, Remco, jeune routier et fils d’un fermier du coin, vient prendre un café et grignoter un morceau. Entre les deux jeunes gens, c’est le coup de foudre. Remco revient alors tous les jours et très vite, les amoureux rêvent d’indépendance, de voyages, de routes, de camions japonais et de panoramas à traverser ensemble. Mais la mère a d’autres envies et d’autres projets pour sa fille, qui souffre d’hyperactivité et de trouble de l’attention…

J’ai écrit Lazzi pour Philippe Torreton et Vincent Garanger. Écrire pour, cela signifie écrire depuis. C’est écrit depuis chacun et depuis la relation d’amitié artistique qu’ils entretiennent. Lazzi évoque la fermeture d’un vidéoclub qui serait le dernier au monde. Deux hommes ont aimé des films, deux hommes les louaient pour une petite somme, deux hommes rêvaient de cinéma. Ils en parlaient volontiers avec des clients surannés qui faisaient de leur vieux magnétoscope un fétiche adoré, avant que la poussière n’envahisse tout, avant que le monde tourne, avant Netflix, avant Amazon, avant le streaming. Ils partent s’installer à la campagne, se refaire, se reprendre, se retrouver. Retour à la nature et maison hantée : c’est le programme. Car le fantôme d’Orson Welles n’est jamais loin, lui qui veille sur ce Quichotte implosif et son Sancho volcanique – un veuf, un divorcé, perdus l’un et l’autre sous la Voie Lactée, en attente d’un futur sensé. Je crois pouvoir dire que Lazzi est une comédie. Une comédie minée par l’absence de femmes. Elles y écrivent en silence l’histoire de deux hommes abandonnés l’un à l’autre, au seuil de tout. Et au bout du générique final, une question, implicite, planquée : où est le rêve jamais rêvé ? Celui qu’on rêve de cueillir quand on se sent perdu face à la brutalité du réel, face à l’insondable présent. Sans ce rêve vierge de tout rêveur, est-ce qu’on peut recommencer une vie ? Fabrice Melquiot

D’UN RÊVE



À partir de la relation danse / chant / musique, donner à voir, à penser, à chanter au fil du temps l’évolution du corps noir pris dans la dimension universelle des échos du monde… Où en sommes-nous du « je » et du « nous » ? De nos rêves communs ? De nos différences enrichies d’utopies de liberté et d’égalité, tant de fois bafouées ?
D’un rêve reste un rêve et mon propos se veut une traversée où la musique et la danse auront la part belle pour nous faire voyager dans le temps et nous ré-enchanter ! 
Salia Sanou

TOUT FINIRA BIEN



Tout finira bien est un spectacle de danse à la structure dramaturgique solide qui aborde la question de la maturité des femmes dans le monde codifié de la danse professionnelle. Co-dirigé par Christine Cloux et Jorge Picó, cette pièce a été sélectionnée dans le cadre du projet Graners de creació par la salle Carme Teatre, et sa première a été inscrite au programme du festival Dansa València 2020.
Les deux créateurs cumulent une longue carrière artistique et jouissent d'une grande reconnaissance professionnelle dans leurs disciplines respectives, appuyée par de nombreuses productions, expositions, collaborations et récompenses.

LIONS

Lions (prononcé ‘laiəns, à l’américaine) est un projet autour de l’établissement du rapport de force entre les individus et de la relativité de la hiérarchie établie. Un vaste programme incarné par la relation d’un lion avec son dompteur.
Mais nous ne sommes plus au temps des animaux sauvages sous chapiteaux. C’est donc un homme habillé en lion, face à un homme habillé en dompteur qui vont tenter de répondre à ces quelques questions : jusqu’à quel point deux êtres humains sont-ils égaux ? Qu’est-ce qui nous fait accepter des situations de soumission ? Qu’est-ce qui nous pousse à prendre le dessus sur nos semblables ? Et comment s’en libère-t-on ?
Entre ces deux personnages virevoltera un électron libre, bien loin de ces interrogations…

À partir de textes originaux, de dialogues et d’entretiens avec ses proches collaborateurs, ce livre relate le parcours artistique majeur de Lia Rodrigues. Trois décennies pendant lesquelles la chorégraphe brésilienne s’est jouée des frontières de la création, de l’improvisation et de la pédagogie. Nourrie par ses lectures et ses rencontres artistiques, sa trajectoire est inséparable de son action sociale, depuis le centre d’arts et l’École libre de danse qu’elle a fondés en partenariat avec l’ONG Redes, dans la favela de la Maré, quartier de la banlieue nord de Rio de Janeiro.