Vitesse, virtuosité, brillance et rock n’roll sont les éléments fondamentaux de cette danse qui bondit et rebondit, fuse et jaillit au son d’un trio rock – guitare, basse et batterie. Musique et danse s’unissent dans un spectacle explosif qui se moque des stéréotypes et nous parle d’amour. Stéréo raconte aussi l’histoire du temps qui passe et fait surgir un monde drôle et fantasque, qui, comme dans la vie, se contracte, s’étire ou se répète en d’infinies variations. Tel un kaléidoscope d’images et d’idées, métamorphoses aux combinaisons infinies, Stéréo irradie le plateau de son relief sonore et spatial.

Tarif: B

Coproduction


Photo : © Compagnie DCA - Olivier Simola

« Enfant je rêvais de devenir dessinateur de BD. Le dessin est souvent au départ de mon processus de création. Je jette des idées, croque des images qui me passent par la tête. Ma culture, c’est la BD, la comédie musicale, la danse dans les boîtes de nuit, et... Oskar Schlemmer, chorégraphe du Bauhaus. La découverte des photos des personnages de son Ballet triadique a été une révélation. J’avais envie, depuis longtemps, de travailler avec des formes géométriques simples : un cube, un triangle, cela me plaisait d’observer comment ces lignes, ces volumes, se comportaient entre eux. Alwin Nikolaïs m’a enseigné l’importance de la lumière et du costume, l’assurance qu’on pouvait tout mélanger. Techniquement c’est Merce Cunningham qui m’a le plus formé à la danse. A New-York, j’ai suivi les stages de vidéo que lui-même donnait : passionnant. J’y ai appris à maîtriser les problèmes de distance et de géométrie, les règles élémentaires de l’optique et du mouvement. Tex Avery m’a beaucoup inspiré dans la recherche de gestes a priori impossibles à réaliser... Il me reste toujours quelque chose de ce désir, une bizarrerie dans le mouvement, quelque chose d’extrême ou de délirant... Je recherche une danse du déséquilibre, toujours à la limite de la chute. Avec des modèles comme les Marx Brothers par exemple, et en particulier Groucho Marx, j’ai cultivé la prise de risque malicieuse, la répétition comique de l’erreur... »


Chorégraphie et mise en scène : Philippe Decouflé assisté d’Alexandra Naudet

Avec : Baptiste Allaert, Vladimir Duparc, Eléa Ha Minh Tay, Aurélien Oudot, Violette Wanty

Musiciens : Arthur Satàn (guitare voix), Louise Decouflé (basse), Romain Boutin (batterie)

Créatrice lumière et régie générale : Begoña Garcia Navas

Créateur décor : Jean Rabasse assisté d’Aurélia Michelin

Créateur costumes : Philippe Guillotel

Régie lumière : Grégory Vanheulle

Régie plateau : Anatole Badiali

Régie son : Pascal Mondaz

Vidéo : Olivier Simola

– On dit de vous que vous faites des spectacles « totaux ».

Vous reconnaissez-vous dans cette qualification ?

– Le terme est un peu prétentieux, mais c’est vrai que j’aime habiller mes chorégraphies de beaucoup d’autres choses – acrobaties, costumes, lumières, musique live, vidéo. Je me nourris des autres modes d’expression pour créer mes spectacles. J’aime les images complexes, et j’aime jouer avec les sens du spectateur.

Le Monde