RAÏ 2.0

SOFIANE SAIDI & MAZALDADZ/FR

Sofiane Saidi guide sa voix rauque et le tarab – cette communion des sens liant spectateur et interprète – entre jazz et trip hop, sans oublier le raï des cabarets qui fait danser les oiseaux de nuit. Ceux pour qui la vie, c’est la fête, la musique, la romance et l’errance… Un esprit que le chanteur fait perdurer avec les sept musiciens de Mazalda.

Certains disent le raï définitivement mort. Pensez donc ! Il navigue simplement sous les lignes de flottaison des courants musicaux dominants, trop heureux d’épouser de nouvelles formes, comme il le fait avec le funk, le chaâbi égyptien ou la musique de Bollywood, tout en replongeant en terre oranaise, où il se mêle aux sons de l’Éthiopie et du Mali. Un raï protéiforme, dont Sofiane Saidi est devenu le fer de lance.

Surnommé le « Prince du Raï 2.0 », il n’a pas oublié la fièvre des clubs mythiques d’Oran, où il se produisait à quinze ans, vers la fin des années 1980, avant d’embarquer pour la France. À l’âpreté des origines, il a désormais ajouté sa science scénique – forgée au cours de folles nuits parisiennes à quatre concerts d’affilée – et ses influences multiples pour créer un raï aussi moderne qu’atemporel.

Sur scène, il est aujourd’hui accompagné par Mazalda, groupe doté d’une section rythmique ultra-dansante et de gros cuivres. Avec ces fans de sons bédui, de synthés psychédéliques, de funk, de guitares rock et d’électro, le raï voyage dans le monde et dans le temps pour s’enrichir de trésors de groove et de trip hop.

La voix de Sofiane Saidi nage au milieu de tout cela pour faire danser le tempo, promettant ainsi de transformer la salle en cabaret oriental, le temps d’une fête électrique et chaleureuse.


Au contact de ces musiciens lyonnais, Sofiane Saïda a façonné un raï vintage, avec synthés mélismatiques et guitares rock, qui ressuscite le groove âpre et bluesy des 80’s avec une réjouissante modernité. Télérama