PERFORMANCE CONCERT

SAMUEL SIGHICELLIFR SPIRALE, variations sur une dérive

Avec Spirale, variations sur une dérive, le compositeur et metteur en scène Samuel Sighicelli nous lâche en pleine mer. Une plongée dans un tourbillon sonore et visuel qui se fait au plus près du contrebassiste Bruno Chevillon, devenu dans le dispositif circulaire en mouvement, un marin solitaire en proie aux éléments.

 

Performance à la fois immersive, musicale et visuelle, Spirale propose une expérience sensorielle et poétique, à travers une dérive imaginée en haute mer. Une odyssée, au cours de laquelle le corps se frotte à l’idée d’être aux prises avec les courants marins, jusqu’à perdre peu à peu ses repères, avant que l’angoisse et l’instinct de survie ne balancent au gré des vagues.

Mouvement de la houle, horizon infini et incertain, notion du temps et mémoire altérées, soubresauts d’espoirs ou de colère, dureté des éléments et majesté des paysages... sont autant de sources d’inspiration pour le compositeur, l’imagiste et l’interprète. Rythmée par les changements d’atmosphères et par l’état d’âme du naufragé, leur création combine un dispositif scénique tournant, des projections de lumières et d’images envoûtantes, des séquences électroacoustiques et une contrebasse au centre de tout cela.

Agrippé à son instrument, comme les rescapés de La Méduse l’étaient à leur radeau, Bruno Chevillon – contrebassiste au jeu exceptionnel – est à la limite de la performance chorégraphique, tant son corps, soumis au mouvement perpétuel du plateau, est sollicité pour tenir le cap de la partition. Êtes-vous prêt à chavirer avec lui dans un océan sensoriel ?


Tu es pris dans un tissu de vibrations de toutes sortes qui projette des images, des sons dont tu finis par faire partie sans plus très bien savoir si tu es à l’intérieur ou à l’extérieur. Le dépaysement te permet de te repayser dans une autre perception. Ça t’emporte tellement que tu peux fermer les yeux. C’est de la musique qui se voit même les yeux fermés. Move On CULTURE