DANSE

OUSMANE SYFR QUEEN BLOOD

Ça n’arrête pas de bouger du côté des danses urbaines. Ça bouge quand des jeunes femmes poussent les portes de cet univers très masculin à la base. Ça bouge quand un grand centre chorégraphique du pays est confié à un collectif hiphop. Et ça bouge dans le spectacle Queen Blood, à la croisée de ces deux éléments.

Sept danseuses, sept femmes, en sont les interprètes. Rareté absolue dans ce style. Qui est leur chorégraphe ? Un homme. Ousmane Sy. Membre du célèbre Wanted Posse, star du hip-hop hexagonal, il est du collectif récemment installé au Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne. Avec le groupe Paradox-sal, il se passionne à accompagner le développement de ces interprètes féminines.

Genre de prédilection ? La house. Aussi profonde que tonique, cette gestuelle a quelque chose d’androgyne. C’est en discothèques qu’elle a prospéré. Ousmane Sy lui confère une noblesse, en fouillant jusque dans une spiritualité africaine. Sur scène, l’ensemble très dynamique est un ballet, qui donne à chacune l’opportunité, fulgurante, d’explorer sa propre idée de sa féminité. Chacune incroyablement virtuose dans sa spécialité (lockig, popping, hype, etc). Toutes dans le partage enthousiaste de la puissance de danser au temps présent.


Queen Blood, c’est un spectacle « feel good », qui fait du bien. On en repart avec le sourire, en se sentant en phase avec notre monde multiculturel et reconnaissant aux danseuses de nous avoir transmis de leur énergie et de leur joie de danser ensemble. Ouest France

Sept reines à venir de tous les styles du hip hop, et à se glisser dans ce ballet urbain en mode afro-house, entre légèreté et ancrage pulsionnel. La Terrasse