S’attardant sur le rapport à la nature et la construction de soi, Cristaux propose un voyage dans le monde imaginaire de Nosfell, l’artiste aux multiples facettes. Il s’est fait une place singulière dans le paysage musical français avec son univers fantaisie et l’extensibilité de sa voix. Avec son langage propre, Nosfell dessine une mise en scène pleine de poésie destinée cette fois-ci aux plus jeunes.

Tarif: D

Spectacle conseillé à partir de 7 ans

Photos : © Fanny Michaëlis

Séances groupes :
Jeu 24 mars 10h30, 14h15
Ven 25 mars 10h30, 14h15

Coproduction

Nosfell est un auteur-compositeur-interprète et performer français, né à Saint-Ouen-sur-Seine le 1er décembre 1977. Issu d’un couple mixte, il traverse l’enfance complexe des familles qui côtoient crises identitaires et violences conjugales. Il travaille sa voix sans relâche, avec le désir d’être capable d’interpréter tous les personnages qui peuplent son imaginaire ; comme autant d’identités possibles. Quand il ne chante pas, il écrit, trace et dessine de manière compulsive une langue imaginaire, sorte de souvenir de la prosodie étrange de son père qui le réveillait la nuit afin de l’interroger sur la teneur de ses rêves et sur le calendrier de sa mère. Nosfell est repéré en 2003 par Patricia Bonnetaud du label Yelen, et le guitariste Serge Teyssot-Gay, qui le soutiennent et parlent de lui. Les albums et les tournées s’enchaînent rapidement. Il y collabore avec l’illustrateur Ludovic Debeurme, l’Orchestre National d’Ile de-France et le danseur Jean-Baptiste André.

Conception, écriture, performance : Nosfell
Chorégraphie : Nosfell, Clémence Galliard
Musique : Nosfell, Julien Perraudeau
Interprétation : Nosfell (danse, chant, musique)
Conception scénographie : Nadia Lauro
Lumière : Chloé Bouju
Création son : Nicolas Delbart
Design graphique, lutherie : Jérémy Barrault
Réalisation instrument : Mélissa Mariller
Création costume : Éric Martin
Confection costume : François Blaizot
Dramaturgie : Tünde Deak
Regard chorégraphique : Linda Hayford

Il y a dans nos tentatives de démantèlement de nos habitudes immobiles, une musique et une danse, qui résonnent tantôt comme un chant de la terre tantôt comme un chant du cygne.

Cristaux est un seul en scène. J’y incarne cette fois-ci un conteur, détaché des enjeux du récit. J’avance sans me retourner. Mes mouvements ne tissent qu’un seul trait. Au bout de ce dernier une énigme se résout, une histoire est racontée. J’aimerais trouver le geste d’une dé-cristallisation de notre vision des cycles naturels. Par une recherche de mouvements, de trajectoires. Je compte dresser un recueil de gestes appris au contact des paludiers rencontrés cette année.

Je ne suis pas danseur. Je ne recherche pas la perfection du mouvement. Je n’aurais jamais les connaissances d’un artiste au parcours académique. Alors je laisse les imperfections se sertir dans le travail. Un savoir-faire à la syntaxe intranquille.

Autodidacte, je m’efforce d’être toujours plus observateur, et assume un geste chorégraphique à la fois mimétique, intuitif, toujours habité par le désir d’une re-formulation personnelle.

Nosfell