Avec elle, la musique entre dans la chair, le texte jaillit de la matière, la lumière vibre et se noie dans le décor. Comme une peintre impressionniste, la metteuse en scène esquisse ainsi des fragments qui finissent par former les contours de ce moment ténu où le rire et le drame sont intimement liés.

Variation entre jeu burlesque et grâce gestuelle, aux éclats… interroge nos fragilités. On rit aux larmes en voyant les comédiens-danseurs tomber. On passe du rire aux larmes en les regardant affronter les obstacles.

C’est de la chorégraphie-théâtre d’où surgit l’inattendu pour laisser le spectateur émerveillé. Une action d’éclat où, comme chez Buster Keaton ou Pina Bausch, tout se joue au millimètre près.

Tarif: B

Spectacle conseillé à partir de 10 ans

Photos : © Jean-Louis Fernandez

Formée à l’École des Beaux-Arts puis au CNR Art Dramatique d’Angers, Nathalie Béasse se nourrit des apports du Performing-Art dont elle rencontre les expérimentations à la H.B.K. de Braunschweig en Allemagne, école imprégnée par l’enseignement de Marina Abramović. En 1995 elle intègre le groupe ZUR (collectif de scénographes-performeurs-cinéastes).

À partir de 1999, elle fonde sa compagnie pour développer un travail plus personnel, à la frontière du théâtre, de la danse et des arts visuels. Elle se fait remarquer avec sa première mise en scène Trop-plein. Aux côtés d’une équipe fidèle d’acteurs, danseurs et techniciens, elle invente au fil de ses créations sa propre écriture de plateau. Happy Child, Wonderful World, Tout semblait immobile, Roses ou encore Le Bruit des arbres qui tombent explorent les limites, les glissements entre le réel et l’imaginaire. À tout moment, on bascule d’un univers à l’autre : des images oniriques se déploient et l’instant d’après prennent forme des paysages insolites.

En juillet 2021, elle est invitée à créer une nouvelle pièce, Ceux-qui-vont-contre-le-vent, à la 75ème édition du Festival d’Avignon au Cloître des Carmes.

Nathalie Béasse ne met pas en scène. Elle peint son théâtre. 
La Montagne

Conception, mise en scène et scénographie : Nathalie Béasse avec Étienne Fague, Clément Goupille, Stéphane Imbert
Lumière : Natalie Gallard
Musique originale : Julien Parsy
Régie son : Tal Agam, Nicolas Lespagnol-Rizzi
Régie plateau : Max Belland
Construction décor : Julien Boizard, Corine Forget, Philippe Ragot