CHANSON FRANÇAISE

JANE BIRKINFR BIRKIN/GAINSBOURG SYMPHONIE INTIME

L’idée d’offrir une orchestration symphonique à la musique de Gainsbourg est née dans l’esprit de Jane Birkin, à l’occasion de la commémoration des vingt-cinq ans de la disparition du grand Serge, en 2016. La création ayant fait sensation, le spectacle est parti faire le tour du monde. Pour ce concert, c’est avec un octet que la très sensible chanteuse met en lumière le mélodiste de génie que fut son pygmalion.

Faiseur de chansons révéré dans le monde entier, Serge Gainsbourg a été nourri toute sa jeunesse à la musique classique. Nul doute que celui qui vouait une passion sans limites à Chopin, Brahms ou Dvořák – et qui était ému aux larmes par les arrangements classiques de Je t’aime… moi non plus – aurait eu du mal à cacher son émotion devant le projet symphonique porté par Jane Birkin. Après avoir bouleversé les publics des scènes les plus prestigieuses – Carnegie Hall de New York, Orchid Hall de Tokyo, Barbican de Londres, Fondation Gulbelkian de Lisbonne…  –,  la  chanteuse est repartie en tournée, en s’entourant d’un octet. Cet orchestre  de chambre est dirigé par le pianiste Nobuyuki Nakajima, ayant arrangé les chansons mythiques de Gainsbourg, en apportant de nouvelles perspectives à leur complexité mélodique. La sensibilité et la légèreté pointilliste des réorchestrations du maître japonais offrent un écrin sur-mesure à une Jane plus touchante que jamais. Il y a véritablement quelque chose de magique dans sa voix délicate. Sur le fil, elle passe par toute une gamme de nuances pour donner aux textes de Serge – compositeur doublé d’un poète – toute leur force romantique. Ici, l’art de l’interprétation est poussé au plus haut. Un pur moment d’émotion. Classe et classique.


MagnifiqueLe Parisien