THÉÂTRE MUSIQUE DÎNER-SPECTACLE

CIE LA BAO ACOUFR LA PRINCESSE DE CLÈVES II MUSIQUE ! MADAME DE LA FAYETTE

Autour d’une table dressée d’une élégance étrangement baroque, Benoit Schwartz fait revivre l’histoire dramatique des amours de la Princesse de Clèves. Littérature, théâtre, musique ancienne et gastronomie sont ici savoureusement réunis pour offrir au public une expérience théâtrale immersive singulière et magique.

Benoit Schwartz, amoureux de la plume et des plaisirs de la table, raconte et joue le texte de Madame de La Fayette, proposant à chaque spectateur une complicité particulière. Il parsème  son  récit de curieuses pépites moyenâgeuses, mêle la gastronomie aux émois de la cour, puis fait servir le repas, conçu dans l’esprit de l’époque. Il se passe durant la soirée une alchimie qui va au delà de l’accumulation des plaisirs. Avec délicatesse, un lien se tisse entre les commensaux qui personnifient, sans la jouer, la légende et partagent le sentiment d’avoir vécu, ensemble, un voyage unique au coeur d’une intimité dévoilée. Benoit Schwartz a collaboré avec Cécile Mangin et l’ensemble Ma non Troppo pour fondre la musique baroque et renaissance dans les entrelacs de l'intrigue, dans la sensualité et les secrets de la cour de Catherine de Medicis. La musique - de théâtre - incarne les siècles de l’écriture de l’œuvre (XVIIe) et celle de l’histoire de La Princesse de Clèves (XVIe). Les voix soprano et baryton, chantées, murmurées, les cordes frottées (violon et alto), les vents (flûtes, bassons…) jouent avec la voix du comédien, abordant les plans subtils de l’histoire, les non-dits, amplifiant les mouvements de l’âme… Aux côtés du texte et des notes, autour de la table de France, les trois interprètes dessinent la présence de cette femme qui sacrifia sa passion à la vertu.


Le pari est plus que risqué : le roman de Mme de Lafayette est sans doute un des plus austères et complexes de la littérature classique. Benoit Schwartz s’en acquitte avec le talent d’un conteur qui sait où il met les pieds, sans fioriture. Libération