CHANSON FRANÇAISE

BABXFR

Babx a cueilli le grand public, en 2017, avec Ascensions, un album composé comme une thérapie post-attentats du 13 novembre. On y trouvait notamment Omaya, le triptyque interprété avec Archie Shepp et Dorothée Munyaneza. Une chanson à la grâce obsédante, comme il y en a tant dans une discographie faite d’exigence et de beauté infinie.

Voir Babx sur scène, c’est l’occasion rêvée de (re)découvrir l’univers d’un des musiciens les plus doués de sa génération. Un des seuls qui soit capable de concilier l’ampleur des atmosphères mélodiques, la précision des textes et l’explosion créative d’arrangements qui décloisonnent les genres. Sa musique doit ainsi autant à la poésie de Rimbaud qu’au cinéma de Varda ou aux albums de Barbara, Thelonious Monk ou Bashung... On a aussi pu l’entendre avec Camélia Jordana, Thomas de Pourquery ou Grand Corps Malade.

Avec Babx, il faut donc s’attendre à tout et surtout à l’inattendu. En concert, dès que sa voix s’élève, le frisson gagne. Plus qu’une chanson, c’est un voyage qui s’engage à travers un monde d’émotions. Il y a des artistes qu’on est heureux d’avoir vus sur scène et d’autres, trop rares, qu’on aimerait revoir à l’envi pour prendre soin de nos âmes. Babx est de ceux-là. 


Il est l’un des artistes les plus originaux de la chanson, une sorte de funambule un peu barré qui marche à la fois sur les traces de Léo Ferré et de Tom Waits, tout en imprimant sa griffe élégante et visionnaire... Le Figaro